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date janvier 12, 2015 auteur Alexia Jensen Catégories Interviews
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Deux mois et demi après sa victoire, David s'entretient avec le CIOC pour discuter des événements d'octobre 2014. Voici la deuxième partie de l'entrevue.

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CIOC: Tu portais de belles chaussettes rouges qui se sont faites remarquer lors du Concert Gala! Tu choisis ce que tu portes au pied avec attention avant un concert?

David Baskeyfield: Merci! J'ai fait ça sur un coup de tête. Elles allaient avec ma cravate (ou presque). Quant aux souliers, je n'en ai qu'une paire, ça simplifie les choses. Il y a quelques organistes qui aiment décorer leurs chaussures de strass et ils devraient avoir honte.

CIOC: Où voudrais-tu jouer prochainement?
DB: Sans aller dans l'ordre: the Albert Hall; Weingarten; Notre Dame; Wenzelskirche, Naumburg; Woolsey Hall; Jacobi, Hamburg. Je regarde par la fenêtre en ce moment au paysage d'hiver de Rochester, et Sydney Town Hall est vraiment attrayant.

CIOC: As-tu un orgue préféré?
DB: L'orgue de St Sulpice – ça change une vie.

CIOC: Une citation préférée?
DB: Je dois avouer que mes citations préférées proviennent de la classe d'improvisation de Bill Porter : “Ces pièces ne sont pas mauvaises, elles n'ont besoin seulement que de notes différentes" ou "le summum du goût en ornementation pour l'un est l'équivalent d'ajouter une moustache sur la Mona Lisa pour l'autre". Aussi, de la vie au conservatoire, il disait: "C'est très simple: il faut travailler aussi fort que possible et tâcher de ne pas s'inquiéter." J'aurai dû mieux intérioriser cette dernière citation.

CIOC: Tu as une passion pour les poissons. As-tu d'autres intérêts ecclectiques?
DB: Ah oui, vous le savez parce que je parle de cichlides du Lac Malawi dans ma bio… J'aime aussi beaucoup faire la cuisine. Et je produis de la bière. La Baskeybräu IX (un IPA houblonné à froid) devrait être prête bientôt!

CIOC: Tu as gagné le Prix du public Richard-Bradshaw et le Prix du CRCO pour une pièce du compositeur canadien Healey Willan. Que voudrais-tu dire au public? Et à Healy Willan?
Je suis vraiment profondément touché d'avoir pu apporter des moments de bonheur au public; merci d'avoir ignoré mes mauvaises notes!

J'ai rejoué la pièce Introduction, Passacaglio et Fugue de Healey Willan en concert à Calgary une semaine après le Concours. A la fin du concert, un homme m'a approché et m'a dit "Merci d'avoir joué une des pièces de mon grand-père."
Si j'avais à parler à Healey Willan, j'aurais le même message de remerciement que son petit-fils pour moi. J'ai commencé à travailler cette pièce pour le Concours avec un peu de désintérêt: puisqu'il y avait un prix pour la meilleure interprétation d'une pièce canadienne, je m'y suis mis. Mais sans m'y attendre, j'ai été complètement sidéré par celle-ci. Elle a été la conséquence directe d'un pari entre Healey Willan et son conjoint Dalton Baker qui soutenait en parlant de Max Reger, que seul un esprit philosophique allemand pouvait concevoir ses pièces. Willan lui a répondu en composant l'Introduction, Passacaglia and Fugue. Je pense honnêtement que c'est une des grands chefs d'oeuvre du 20e siècle.